Les Arthuriennes,  Schola Lanae

Avalon

Le cycle Arthurien se poursuit avec non pas un personnage légendaire mais un lieu incontournable de cette saga : Avalon. Son nom continue de nous inspirer, de nous intriguer ou de nous faire rêver. Avant de vous dévoiler quelle artiste s’est lancée dans l’aventure en travaillant sur cette figure mythique, plongeons-nous dans son histoire grâce à l’Oeil de loup…

Son histoire – Une chronique par L’Oeil de Loup

Avalon, l’île où Arthur est emmené par Morgane et ses compagnes, après avoir été mortellement blessé lors de sa bataille contre Mordred.
Ile ou creux de vallée, Avalon est un rêve géographique, un refuge entre ombres et lumières.

Dans le mythe arthurien, Avalon apparaît pour la première fois sous la plume de Geoffroy de Monmouth dans son Historia Regum Brittaniae sous la forme : Insula Avallonis (l’île d’Avalon), puis une dizaine d’année plus tard dans sa Vita Merlini, mais sans le nom d’Avalon ; l’endroit où est conduit le roi Arthur est l’île des Pommiers, l’île fortunée (la forme Avalon, que ce soit en latin, en gallois, renvoi aux pommes).

Wace, qui a adapté l’Historia de Geoffroy en ancien français, fait également d’Avalon, l’île où a été forgée Excalibur, l’épée d’Arthur et symbole de son royaume.

La mort d’Arthur de James Archer

En réalité, Avalon en tant qu’île au-delà du monde, existe déjà dans la littérature latine, dès l’Antiquité. Pline évoque Avallus dans son Histoire Naturelle (Livre 4), en la décrivant comme une île mystérieuse.

Dans les textes primitifs (12e siècle), la Vita Merlini est sans doute le texte qui développe le plus les caractéristiques de ce lieu insaisissable et étrange. Il y est question de Neuf Sœurs, dont l’aînée est Morgane, la magicienne, la guérisseuse, qui connaît les pouvoirs des plantes, des minéraux, des animaux. (Une fiche lui sera dédiée tout bientôt !)
Dans la Vita Merlini, rien n’est dit sur le destin d’Arthur ; il arrive blessé à Avalon, mais on ne sait pas s’il meurt ou non, s’il reste dans l’île ou non. La figure mythique du grand roi éternel se forge avec ce texte.

Après Geoffroy de Monmouth, des textes gallois reprennent Avalon comme le dernier « royaume » d’Arthur ; Avalon est une île, entouré de trois autres.

Dans la seconde moitié du 12e siècle, à peu près au même moment, deux autres auteurs incontournables évoquent Avalon et la disparition mystérieuse d’Arthur : Chrétien de Troyes et Marie de France. Chrétien de Troyes dans le premier roman qu’on lui attribue Erec et Enide, parle du seigneur d’Avalon, Guyomarc’h ; il est seigneur d’Avalon et compagnon de la fée Morgane.
Marie de France l’évoque rapidement dans le Lai de Lanval, avec la formulation : Les Bretons disent que…. Mettant tout de suite ce lieu sur le plan de la légende et de la géographie imaginaire, mais potentiellement réelle, parce que les Bretons le racontent et donc l’ont vu.

Le dernier sommeil du roi Arthur à Avalon de Edward Burne Jones

A cette époque – sous le règne du roi anglais Richard Cœur de Lion – on a voulu identifier Avalon avec Glastonbury et son abbaye ; les religieux de cette abbaye prétendirent avoir retrouvé la tombe d’Arthur et de Guenièvre. Tentatives politiques d’asseoir, avec le mythe arthurien, un pouvoir et aussi de développer les pèlerinages vers l’endroit ; ce qui a développé tout un tissu économique.
On a aussi localisé Avalon en Bourgogne, puisqu’une ville porte là-bas ce nom et que la dernière bataille d’Arthur contre Mordred, s’est déroulée à Camlann, en Bourgogne. Mais nous sommes loin de la géographie des deux Bretagnes.

Dans les versions plus tardives du 13e siècle, Arthur est conduit dans l’île d’Avalon par trois sœurs, dont Morgane et la fée Viviane. Et le lien avec le graal est esquissé. Il est possible que le Saint Graal soit gardé à Avalon.

 

Des fibres & des couleurs – Chronique par AmaYaga

Les brumes d’Avalon, ces mots soufflés par celle qui va incarner cette destination, ont été pour moi le départ pour la création de cette box de fibres. J’en profite par ailleurs pour annoncer que dorénavant, j’afficherai chaque box que je réaliserai mais qu’il est possible de la commander en prévente puisqu’il n’y aura plus désormais que 5 exemplaires. De même qu’à ce jour, il ne reste plus que deux Merlin, une Viviane et une Arthur.

Le philtre – Les neuf soeurs

Ces neufs femmes vivant sur l’île, représentant la connaissance, les arts, la magie… Elles ne pouvaient que m’inspirer pour la réalisation d’une nappe cardée tout en mystère. Cette fois-ci, je me tourne vers un mélange plutôt texturé même s’il conserve une grande douceur.

Le macomérinos représente comme toujours un élément essentiel et ce, dans chacun de mes philtres. J’ai décidé de renforcer sa présence avec l’ajout d’un mérinos gris qui n’a pas son pareil pour donner une autre dimension à la teinture.

Ce sera tout pour la laine. Nous passons maintenant à trois soies différentes toujours pour jouer sur un jeu de texture mais également de nuances dans les couleurs :

La soie maulbère. La plus brillante, la plus lisse, elle apporte à la nappe de la lumière jaillissant des brumes, rappelant l’épée légendaire…

La soie Tussah. Plus mate, plus crissante sous les doigts, sa couleur naturelle sublime les bleus et les gris.

Papillon Antheraea assamensis

La soie Muga. Rare à cause de sa chenille ne se nourrissant exclusivement de l’arbre Sum, sa couleur doré est plus prononcé que sur la Tussah. Je vous invite à découvrir, si ce n’est déjà fait, l’article de Marie des Soies à son sujet.

Pour finir, il me fallait du végétal… Du végétal lié à l’eau… Le choix du chanvre virait à l’évidence. J’aime que le végétal ne prenne pas la couleur de la teinture, je l’avais déjà expérimenté dans le mélange pour Merlin.

Les couleurs sont le gris, le bleu et une touche de brun pour lié au minéral et à la terre.

Le ruban peigné – Insula Avallonis

Ce mélange est plus riche en laine que le philtre.

Il y a tout d’abord le mérinos qui se déclinera en blanc et en gris avec une finesse de 18,5 microns pour le premier alors que le second sera de 23,64.

Ensuite, on trouvera deux laines assez différentes. Tout d’abord le Blue Faced Leceister en couleurs oatmeal, ce mélange de blanc et de brun, qui apporte des nuances merveilleuses lors de la phase de teinture.  Puis le Wensleydale pour son lustre et son maintien incomparable, moins doux que les autres, il apporte aussi plus de caractère.

Sources : https://domesticanimalbreeds.com

 

La soie Tussah pour sa couleur naturelle se mélange au chanvre à nouveau présent. Sa couleur blanche, son aspect crissant apporte la touche végétale que je trouvais nécessaire pour un lieux comme Avalon.

 

Les couleurs

Avalon terre de brume… Le bleu de la nuit se mêle à celui plus clair de l’eau, avec le gris des rochers, le brun de la terre et le blanc végétal du chanvre…

Dorénavant, je vous présenterai un modèle en photo. Il faut cependant bien avoir à l’esprit que chaque box est réalisée individuellement et que la teinture peut être un peu différent selon le jour, l’instant et mes doigts courant sur les fibres…

Vous pouvez les retrouver en précommande sur la boutique, il y en aura donc 5 que je dévoilerai en cour de production si elles n’ont pas trouvé preneur d’ici là !

Insula Avallonis
Le philtre neuf soeurs & le ruban Insula Avallonis

Dans un prochain article, vous découvrirez le regard de la merveilleuse Claire des Bruyères sur les terres d’Avalon puisque c’est elle qui se prêtera au jeu des questions…

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